Focus Éros réservé aux +16

Un samedi soir complet pour être attentifs à nos zones de plaisir. Et quand on parle plaisir et d’intégrité, Ovidie n’est jamais loin et on l’en remercie. Nous faisons monter la pression de 19h à 22h.

Libres (10 épisodes x 3'30)

Réalisation : Ovidie, Josselin Ronse et Sophie-Marie Larrouy

La fellation est le ciment du couple, la bisexualité féminine est devenue swag, le sperme améliore l’éclat du teint… : nous sommes submergés d’injonctions, d’idées reçues et de représentations ultra-normées. Stop aux diktats sexuels ! Avec Libres !, Ovidie et Sophie-Marie Larrouy proposent de faire ce qu’on veut, comme on veut et surtout uniquement si on veut.

D’après la bande dessinée Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels d’Ovidie et Diglee – éditions Delcourt, collection « Tapas ».

Bouchra

(Italie, Maroc, États-Unis – 2025 – 83 min)

Réalisation : Orian Barki, Meriem Bennani

Production : Fondazione Prada, 2 Lizards Production, Hi Production, SB Films

Bouchra, 35 ans, cinéaste marocaine installée à New York, est paralysée par la peur de la page blanche. Un appel de sa mère depuis Casablanca ravive souvenirs et émotions enfouis. Au fil de leur échange, doux et fragile, une brèche s’ouvre, les images reviennent, les désirs aussi. Un film en forme d’autofiction qui aborde, avec humour et tendresse, les relations mère/fille, le rapport à la création, et où l’on verra comment une ourse séduit une coyote.

La grève

(France – 2026 – 55 min)

Réalisation : Gabrielle Stemmer

Production : Blu Monday Productions, Belleville Productions

« Un beau matin, je me suis rendu compte que je n’avais pas fait l’amour depuis trois mois. » Ainsi commence la grève du sexe d’Ovidie. À travers un montage d’images d’archives et la lecture du texte La Chair est triste hélas, le film-collage de Gabrielle Stemmer raconte l’histoire d’une déconstruction du modèle hétérosexuel : un récit à la fois intime et politique.

Nous nous sommes rencontrés à la Brasserie Cocq, place Fernand Cocq à Bruxelles. Il tombait une pluie constante, le ciel était plombé. Le bar était plein de rires, de visages échauffés par la bière et le concert qui allait venir. Il y avait une bonne odeur de frites et j’aurais juré que tout se mélangeait avec des odeurs de tabac, de carbonnade et de houblon. Pure fantaisie.

Ils sont arrivés avec leurs visages ouverts, souriants, et la conversation s’est engagée comme si on s’était quittés la veille, des copains de toujours, rigolards, bons vivants et voulant à tout prix bosser pour raconter autrement l’histoire du cinéma. L’année dernière nous n’avions pas eu l’occasion de nous rencontrer ; en cette difficile fin d’hiver pluvieux, le pacte a pris corps. Nous étions sur la même longueur d’onde : les films pornos sont une des nombreuses faces de l’histoire foisonnante et inachevée du cinéma. Oui, là comme ailleurs, la façon de filmer, le filmeur ou la filmeuse tient un rôle prépondérant, et même si, comme pour l’ensemble du cinéma, le mainstream du porno semble dire ce qu’est le porno, il n’en est rien : il y a autant de pornos que de cinéastes, à nous de fouiller.

Nous sommes donc très heureux (et un brin fiers) de donner de nouveau une carte blanche au Bruxelles Porn Festival, à nos deux nouveaux amis et à leur équipe, qui découvre tant de films racontant le monde sous l’angle de tous les plaisirs.