Défaire la norme validiste
🕦 de 17h à 18h
Avec Chiara Kahn journaliste, autrice et militante handi-féministe
Mathieu Bellahsen psychiatre, lanceur d’alerte et auteur.
Loriane Brunessaux psychiatre, responsable d’un hôpital de jour pour adolescents à Paris.
Modération : Anne-Laure Pineau journaliste La Déferlante

Le handicap – physique, sensoriel, psychique, mental, cognitif – est défini officiellement comme ce qui empêche de participer pleinement à la société. Intrinsèquement liée à la logique concurrentielle qui gouverne nos corps-esprits, cette définition institue une norme validiste au sens où seuls les individus valides, donc capables, pourraient accéder à une vie bonne et entière. Ceux qui dévient de cette norme sont pathologisés, pris dans l’alternative adaptation ou exclusion, dans un contexte de fragilisation extrême du système de soin.
Comment inverser la perspective, appréhender le handicap comme un rapport entre un individu et un environnement et interroger la construction sociale de la validité ?
Les marges vulnérables – poste d’observation critique de l’injonction à la performance – deviennent alors le terrain pour penser une société basée sur le soin, le constat de nos interdépendances et l’accueil réel des différences. Un lieu de résistance aux fictions du néolibéralisme.
Monde ouvrier, monde paysan : même combat ?
🕦 de 18h à 19h
Avec David Gaborieau, sociologue du travail, Université Paris Cité
Julien Troccaz, cheminot
et Claire Roso, adhérente de l’Atelier Paysan.
Modération : Samuel Chabré, conseiller éditorial Pioche Magazine

Au printemps 2025, les ouvriers de Geodis en grève à Gennevilliers ont reçu le soutien des Soulèvements de la Terre. Une image inattendue : celle de salariés de la logistique, de militants écologistes et d’agriculteurs réunis autour d’une même lutte. Derrière cette convergence, une intuition : malgré leurs différences, ces mondes sont confrontés à des logiques communes de concentration économique, de perte d’autonomie et de dépossession du travail.
Ces rapprochements annoncent-ils l’émergence de nouvelles alliances entre mondes ouvrier, paysan et écologiste ? Quels intérêts communs, quels désaccords et quelles perspectives politiques pour celles et ceux qui produisent, transportent et nourrissent le pays ?